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TEXTILE AERO TARN |
| De l'industrie traditionnelle aux matériaux composites |
RT2I : tel est le nom du projet qui a concrétisé, pour l’entreprise Textile Aéro Tarn, le passage de l’industrie textile traditionnelle à la conception et la fabrication de pièces en matériaux composites. Présenté dans le cadre de l’appel à projets régional EPICEA, RT2I a en effet été retenu en 2006 dans les cinq projets composites innovants sélectionnés par la Région Midi-Pyrénées et la DRIRE. Il s’agissait, pour cette PME de 40 personnes installée à Montredon-Labessonnié, de développer la réalisation de pièces destinées à l’aéronautique, en s’appuyant simultanément sur le savoir-faire textile et sur les propriétés des fibres composites telles que carbone ou fibre de verre. Un pari délicat qui a été gagné grâce à la synergie de plusieurs partenaires, parmi lesquels le Centre de Recherche Outillage Matériaux et Procédés (CROMeP) de l’Ecole des Mines d’Albi-Carmaux. « Notre collaboration avec le laboratoire CROMeP a démarré dés le départ avec la phase de pré-projet, et s’est poursuivie tout au long des différentes étapes de façon très efficace » explique Bernard Cabanes, directeur de Textile Aéro Tarn. Bien que dotée d’une structure interne de Recherche et Développement de quatre personnes, l’entreprise a trouvé avec les Mines d’Albi un partenaire complémentaire à ses propres compétences, « à l’écoute de nos attentes et capable de nous aider à progresser rapidement, notamment pour les procédures de test. Cela nous a permis de bénéficier d’une expertise précieuse, dont nous ne disposions pas en interne ». Extrêmement concluante, cette première expérience a ouvert la voie à un partenariat de plus longue durée : « Nous collaborons actuellement avec l’Ecole des Mines sur un nouveau projet régional (CORTEX) qui a pour objectif d’étudier de façon précise le comportement des matériaux composites, précise Bernard Cabanes, et nous accueillons depuis le début de l’année une doctorante qui travaille sur les performances mécaniques de ces matériaux ».
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Textile Aéro Tarn produitdes pièces en matériaux composites destinées à l'industrie aéronautique |
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SERVICE GALENIQUE / FORMES SOLIDES DES LABORATOIRES PIERRE FABRE |
| "Le partenariat est une affaire de confiance" |
| Poudres, gélules, comprimés... au sein des Laboratoires Pierre Fabre, le service galénique-formes solides a pour mission de déterminer et mettre au point les formulations et les procédés de fabrication des médicaments. Dans ce service de six personnes, dirigé par Bruno Paillard, on parle de granulation, de calibration, de compression ou de caractérisation, mais on parle surtout de rigueur et de précision : des critères incontournables pour entrer dans le cadre des BPF, les « Bonnes Pratiques de Fabrication » qui constituent le référentiel de qualité appliquée au médicament, et garantissent que les produits sont fabriqués et contrôlés dans les conditions requises par les autorités de santé. Parallèlement aux phases d’étude, d’expérimentation et d’innovation, le service galénique-formes solides fait preuve de flexibilité en assurant également la fabrication des lots de médicaments destinés aux études cliniques. C’est au fil de ces différents travaux que s’est progressivement tissé le partenariat avec l’Ecole des Mines d’Albi-Carmaux. « L’Ecole possède une excellente expertise des poudres et dispose de matériel très spécifique, tel que microscope électronique à balayage, qui nous amène à faire appel à elle pour des missions très ponctuelles, par exemple pour effectuer des analyses et caractérisations de poudres », explique Bruno Paillard. « Le partenariat s’organise également autour de prestations plus lourdes, qui peuvent faire l’objet de contrats de recherche, pour résoudre une problématique particulière. Et plus on se connaît, plus on travaille en confiance», précise-t-il. Le lien entre l’école et l’entreprise passe aussi par les travaux d’élèves : l’an passé, deux missions Innov’Action ont été lancées, amenant deux équipes de cinq élèves ingénieurs de 3ème année à plancher pendant près de quatre mois sur des projets innovants portés par l’entreprise. Enfin, depuis la rentrée, une nouvelle passerelle école-entreprise s’est mise en place avec l’accueil dans le service d’une étudiante qui va, trois ans durant, réaliser une thèse sur les procédés d’extrusion-sphéronisation appliqués à la galénique. « Cela est très intéressant pour nous, car c’est un travail qui doit à terme déboucher sur des données opérationnelles. Et cela préfigure le type de coopérations qui pourront être mises en place au travers de la future plateforme galénique...» |
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Bruno Paillard, chef de service galénique formes solides au sein des Laboratoires Pierre Fabre |
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